Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
La vengeance des victimes.
Elle est condamnée, il l'aime, elle l'entraîne dans sa vengeance mortelle.
A la sortie d'un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s'éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse. Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d'un grand homme politique originaire des fjords de l'Ouest.
La victime a 16 ans, personne ne la connaît, elle se droguait. Erlendur questionne sa fille Eva Lind, qui connaît bien les milieux de la drogue pour en dépendre. Elle lui fournit des informations précieuses et gênantes à entendre pour un père. Il s'intéresse aussi à la tombe du héros national et va dans les fjords de l'Ouest où il découvre une amitié enfantine et une situation sociale alarmante. La vente des droits de pêche a créé un grand chômage et une émigration intérieure massive vers Reykjavík, dont les alentours se couvrent d'immeubles modernes pour loger les nouveaux arrivants. Sigurdur Oli, lui, s'intéresse plutôt à la jeune femme qui les a appelés.
Le parrain de la drogue, vieux rocker américanisé et proxénète, est enlevé au moment où la police révèle ses relations avec un promoteur immobilier amateur de très jeunes femmes. Pendant ce temps, contre toute déontologie, Sigurdur Oli tombe amoureux de son témoin.
Avec son duo d'enquêteur emblématique et classique, Erlendur, le râleur amoureux de l'Islande, et Sigurdur Oli, le jeune policier formé aux États-Unis, Indridason construit ses personnages et nous révèle leur passé, tout en développant une enquête impeccable dans laquelle on perçoit déjà ce qui fait l'originalité de ses romans : une grande tendresse pour ses personnages et une économie de l'intrigue exceptionnelle.
Le corps d’une très jeune femme est découvert sur la tombe du héros de l’indépendance islandaise. S’ils n’arrivent pas rapidement à l’identifier, Erlendur et son jeune collègue Sigurdur Oli comprennent néanmoins très vite qu’il s’agit d’une très jeune femme à la dérive : droguée, probablement prostituée, cette fille semble être passée sous les radars tout au long de sa courte vie. La nouvelle enquête d’Erlendur l’amènera loin de Reykjavík, dans les fjords de l’ouest de l’Islande où le trafic de quotas de pêche à fait des ravages. Alors qu’il ne s’y attendait pas, celle nouvelle enquête va même le toucher de très près, dans la chair de sa chair.
« Les Roses de la Nuit », nouveau roman de la série « Erlendur » (que j’ai décidé de suivre dans l’ordre chronologique et non l’ordre de parution) est un roman court qui se lit facilement et dont on comprend assez vite les axes forts. Même si le roman n’est pas évident à dater, l’action se situe vraisemblablement au début des années 90 (mais je peux me tromper). En tous cas, les fameux « quotas de pêche » ont déjà fait des ravages sur l’économie islandaise, car c’est le cœur du roman. Des quotas de pêche ont été accordés à chaque Islandais, et libre à eux de les monnayer et les vendre aux plus offrants. Cela a occasionné une grande spéculation, des fortunes colossales et l’appauvrissement, voire la disparition, de beaucoup de villages de pêcheurs sur les côtes. Tout cela est très bien expliqué par Arnaldur Idridasson. Longtemps, le roman nous met sur le chemin de la corruption et de la spéculation immobilière, il manipule des concepts comme le nationalisme historique de l’Islande, échafaude des théories un peu complexes mélangeant un peu des deux… avant que l’intrigue ne nous prennent ironiquement à contre pied. Même si le dénouement est d’une grande simplicité, et qu’il pourra paraître décevant aux yeux de certains, le roman fonctionne et on vient à bout en un clin d’oeil. Encore une fois, c’est l’occasion de mieux connaître l’Islande, sa culture et son histoire. Après la prohibition de l’alcool (qui occasionna, comme toutes les prohibitions, une explosion du trafic et de la criminalité) et la présence envahissante de l’armée américaine pendant la Guerre Froide, « les Roses de la Nuit » nous explique longuement comment des choix économiques qui se veulent au départ vertueux peuvent tourner à la gabegie totale. Le pauvre Erlendur ne sortira pas indemne de cette enquête. Autant il est doué et efficace dans son travail, autant sa vie personnelle est une catastrophe. La haine que lui vous son ex-femme et ses deux enfants fait peine à voir, et elle prend ici une tournure effrayante et qui ne présage rien de bon. A suivre…
Ecrit en 1998, deuxième enquête de la série Erlendur, juste avant " La cité des jarres", il ne paraît hélas que maintenant. Arnaldur Indriðason fait un gros travail sur ces personnages en construisant ses personnages et nous révélant leur passé, tout en développant une enquête impeccable critiquant la société au passage.
"Le lendemain matin, ils gravirent des landes abruptes dans un brouillard laiteux et s’arrêtèrent dans l’Arnarfjördur, à Hrafnseyri, le lieu ou Jon Sigurdsson avait vu le jour. Sur la droite, en surplomb de la route, se trouvaient quelques maisons typiquement islandaises : murs rouges, fenêtres blanches et toit en tourbe. Le berceau de l’Indépendance, pensa Erlandur, curieux d’en savoir plus sur l’histoire du lieu. Sigirdur Oli s’arrêta sur le parking devant la plus vieille ferme. Erlandur descendit de voiture et admira le paysage. Il n’y avait pas un souffle de vent. Les nuages bas cachaient les montagnes tout autour, mais l’eau du fjord était lisse comme un miroir."
Le cadavre d’une jeune fille est retrouvé sur la tombe d’un héros de l’indépendance islandaise. L’équipe d’Erlendur est chargée de l’enquête.
Je n’avais pas lu le tome 1 de la série, mais ça n’a pas gêné ma lecture. Les éléments du passé des personnages sont suffisamment détaillés ici pour qu’on puisse suivre sans problème et le meurtre dont il est question n’a pas de rapport avec l’enquête précédente. Donc a priori vous pouvez lire celui-ci comme un one shot, comme je l’ai fait.
On est dans une enquête pour meurtre assez classique: les policiers étudient la scène du crime, interrogent les témoins, creusent le passé de la victime. ça n’a rien d’inédit, ça fonctionne sans être particulièrement palpitant. On plonge un peu dans le milieu de la drogue et de la prostitution, si ce n’est pas un genre de contexte qui vous plaît, ce livre n’est pas pour vous.
En ce qui me concerne, je n’ai pas été tellement emportée par cette lecture. Je n’ai pas particulièrement apprécié les personnages et, si la lenteur ne m’a pas posé problème, je ne me suis pas sentie réellement investie dans ce qui se passait. Au point que trois semaines seulement après avoir refermé ce livre, je n’ai quasiment aucun souvenir de son contenu: j’ai dû aller vérifier le résumé pour pouvoir rédiger ce billet… Ce qui m’a plu, c’est qu’on apprend des choses sur l’Islande et son Histoire. Pour le reste, ce n’était pas tellement mémorable et ça ressemblait trop à d’autres romans du même genre pour me marquer.
Un livre dont j’ai apprécié le contexte islandais, mais dont j’ai déjà oublié presque tout le reste.
Dans la série des "aventures d'Erlendur Sveinsson", je demande une "nouveauté" qui se révèle être l'un des premiers écrits par le prolifique Indridason...et du coup, de l'avance sur la connaissance du passé et de la psychologie des personnages, en particulier celle d'Erlendur, l'inspecteur récurrent tourmenté dans ses relations avec ses enfants et dans sa nostalgie de "l'Islande d'avant".
Tout autant que l'intrigue proprement dite, parfois un peu lente, c'est une fois de plus le contexte politico-économique abordé qui se révèle fort intéressant. Dans ce roman, sont évoqués la corruption islandaise pour les rachats de quotas de pêche et l'exode rural , qui ont transformé l'Islande des paysans et des pêcheurs en une île où la moitié de la population vit dans la capitale.
Découverte par la même occasion de Jon Sigurdsson, activiste de l'indépendance islandaise .
Restent ces "roses de la nuit", figures émouvantes, paumées et pathétiques de ces jeunes déboussolés, et la mort parfois au bout de leur errance....
Indridason, Mankell.......Erlendur, Wallander...mêmes combats .
Un polar de bonne facture dont l'intrigue reste classique.
Le rythme est lent sans toutefois être soporifique. L'écriture est agréable et le tout se lit facilement et procure un moment de détente pas désagréable.
J'ai, en revanche, eu beaucoup de mal à m'attacher aux personnages qui m'ont tous paru dans l'ensemble assez froids.
Erlendur, début et pourtant fin...
Et oui, c'est le paradoxe avec cette série policière, les deux premiers tomes sont aussi les derniers traduits en français. C'est donc après avoir lu l'intégralité (ou presque) des aventures du policier islandais que je découvre sa deuxième enquête.
Quand le corps d'une jeune femme est découvert sur la tombe du héros national Jon Sigurdsson, Erlendur y voit un message et part enquêter avec son coéquipier Sigurdur Oli dans la région des fjords de l'ouest, dont il pense la victime originaire.
Il devra également affronter ses démons personnels, notamment en la personne de sa fille Eva Lind.
Le portrait du héros taciturne, que j'ai découvert et aimé dans les tomes suivants, est ici esquissé ; on devine des fêlures chez Erlendur.
En parallèle de l'enquête policière, on découvre le passé de la victime, son histoire.
L'angle social est très prononcé, comme toujours chez Indridason, j'ai appris beaucoup sur le système des quotas de pêche, et l'exode rural qui a suivi.
C'est cet aspect qui m'a toujours plu dans les livres d'Indridason, la part importante donnée à l'Islande. C'est d'ailleurs ce qui m'a poussée à aller visiter moi-même ce magnifique mais rude pays, il y a quelques années.
Cela-dit, je comprends que ce tome n'ait pas été dans les premiers traduits, il n'est pas encore tout à fait au même niveau que La femme en vert par exemple.
premier contact avec le policier islandais, les auteurs islandais sont très a la mode en ce moment. Un policier classique mais une bonne approche de la société islandaise, le problème bien évoqué des ventes de quotas de pêche, la prostitution qui existe comme partout mais bien cachée, l'exode des villageois qui arrivent dans la capitale et cherchent du travail l'enrichissement rapide de certains comme partout. des policiers qui ne sont pas tous les jours confrontés aux crimes. Bref un bon roman sur fond de jeunes paumés, drogués et qui se prostituent. Cela me donne envie d'en lire d'autres;
Un couple d’amoureux trouve refuge dans un cimetière pour héberger leurs amours clandestines. La jeune femme découvre le corps d’une junkie déposé sur la tombe du très célèbre Jon Sigurdsson héros de l’indépendance islandaise. Le commissaire Erlendur et son co-équipier Sigurdur Oli vont suivre la piste des fjords de l’Ouest d’où le grand homme était natif. On découvre à cette occasion la situation déplorable des petits pêcheurs qui se retrouvent au chômage et sont obligés d’émigrer vers la capitale à cause de la modification des quotas de pêche. Cela donne beaucoup d’informations qui ne sont pas forcément utile à l’intrigue mais nous font nous questionner sur les dessous sombres de cette société islandaise dite « parfaite ». Ils partent de presque rien pas de nom, pas de motif mais peut-être un témoin. Au même moment un des suspects, proxénète et trafiquant de drogue est enlevé juste après son interrogatoire. La tension monte et prend une ampleur dans ce pays où le calme règne la plus part du temps. Indridason , comme toujours sait parfaitement nous montrer l’envers de la carte postale Islandaise, en se focalisant sur les marginaux de la société, jusqu’où peuvent aller les gens pour gagner leur vie. Une enquête menée avec brio et qui tient bien la route tout en restant très minimaliste au final. On s’attache rapidement aux différents personnages mais je dois dire que le duo d’enquêteurs est un précieux atout. Il y a un côté très humain et beaucoup de tendresse dans les rapports complexes qu’entretient Erlendur avec ses enfants ou encore son collègue. Dommage que dans cette histoire, il n’y ait pas eu de surprise car, j’avais pressenti le coupable assez tôt dans le récit. Cependant cela n’enlève rien aux qualités narratives de l’auteur qui nous fait entrer dans l’ambiance et la culture islandaise comme personne. Bonne lecture.
http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/11/27/37714368.html
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Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
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