Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Jusqu'en 1967, aux États-Unis, toute personne ayant une ascendance africaine, même lointaine, était considérée comme noire, avec toutes les conséquences que cela pouvait avoir. C'est pourquoi, à l'orée du 20e siècle, Belle Greener devint Belle Greene da Costa et, cachant ses racines africaines, gravit les échelons de la haute société new-yorkaise. Mais peut-on conserver un tel secret une vie durant, même si cette dernière vous donne l'occasion de fleurir dans la lumière des blancs les plus puissants d'Amérique... ?
"Ne perdez jamais l'amour des livres. Il ne vous trahiront jamais !"
Mais qui est cette Miss Greene, et quel secret cache-t-elle ?
Honnêtement, avant de me lancer dans cette lecture, je n’avais jamais entendu parler d’elle. J’apprécie particulièrement découvrir le portrait de femmes inspirantes, et celui de Miss Greene ne fait pas exception. Pour pouvoir s’émanciper, et faire ce qu’elle souhaitait, Belle Greener a dû devenir Belle Greene da Costa et cacher son ascendance africaine. Alors que les lois ségrégationnistes font rage, pour pouvoir s’épanouir et s’accomplir, elle a choisi de renoncer à une partie d’elle-même, et fait des sacrifices pour pouvoir vivre comme elle le souhaitait.
Belle Greene a une personnalité frappante, c’est une femme cultivée, audacieuse, et prête à perdre une part d’elle-même pour ne pas endurer l’injustice. Ses choix entraîneront des conséquences parfois difficiles, et même tragiques, mais elle ne reniera pas sa décision.
Une belle rencontre !
Début des années 1900, Bella Greener, jeune fille de la bourgeoisie de Virginie, fait profil bas en revenant de la librairie. Dans le bus qui la ramène chez sa mère, une altercation. Une jeune femme noire est priée vertement de descendre et de prendre une charrette avec, dis le chauffeur du bus, les gens de son espèce.
Mais Bella, elle, malgré sa peau claire, sait.
Son père est noir, elle porte en elle du sang Africain.
Malheureusement, elle ne peut en être ouvertement fière, car est proclamée la "One drop rule", la goutte unique.
Une seule goutte de sang aux marqueurs noirs, et c'est la déchéance, voire... Pire.
Alors pour vivre comme elle l'entend, Bella Greener va devenir Bella Da Costa Greene.
Et elle sera la plus grande bibliothécaire et femme d'affaire de son temps.
~
Pas de romance ici, tristement.
C'est bien le portrait réel que nous dresse Nicolas Antona de Bella Greene.
Fille d'un éminent avocat, premier diplômé noir d'Harvard, Bella modifiera son nom et y ajoutera "Da Costa" pour faire croire à des origines portugaises afin de justifier son teint.
Bibliothécaire de formation, elle s'illustre par l'esprit jusqu'à devenir la bibliothécaire attitrée de John P. Morgan, richissime homme d'affaires, entre autre propriétaire du Titanic et amoureux collectionneur de beaux ouvrages.
Ses amours, sa carrière et sa vie entière ont été sous la mise au secret de ses origines, décidée à réussir dans la haute société New-yorkaise et à faire valoir des droits dont elle aurait été privée sans cela.
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Nina Jacqmin donne vie à cette femme volontaire et décidée de son trait doux que j'aime toujours autant, offrant à ce 20e siècle naissant des teintes douces et feutrées et un album tout en élégance.
Bien décidée à ne pas se laisser dicter conduite ou avenir par son époque, elle remplace ce fardeau par un autre qu'elle s'impose elle-même pour vivre la vie qu'elle s'est choisie.
Un sacré personnage !
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Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
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