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Un recueil regroupant les 56 poèmes de Missak Manouchian, figure de la résistance et héros de l'Affiche Rouge, mort pour la France en février 1944. Des poèmes inédits pour la première fois traduits en France dans une magnifique édition bilingue.
Il me semble que dans la rue les gens.
Luttent terriblement avec le temps.
Et à chaque instant, de victoire en victoire.
Pour l'avenir s'élève une armée...
Il était l'un des « vingt-et-trois » chantés par Léo Ferré. Missak Manouchian est mort pour la France. Mais bien avant de prendre les armes pour défendre la liberté, cet immigré arménien s'est armé de mots. Sa poésie dit la nostalgie de son pays meurtri, sa souffrance d'étranger apatride, son aspiration à un amour fraternel entre les hommes et sa colère contre les injustices.
Pour la première fois traduite en intégralité, son oeuvre poétique est un préambule inédit à son engagement dans la Résistance.
Lorsque « les vingt et trois » et parmi eux Missak Manouchian, chantés par Léo Ferré ont été fusillés au Mont Valérien, ce jour-là ; « Tout avait la couleur uniforme du givre » écrit le poète Aragon. De Missak Manouchian, on retient l’affiche rouge et son entrée au Panthéon, mais connait-on sa poésie ?
L’intérêt de ce recueil réside dans la publication dans son intégralité des poèmes de Missak Manouchian traduits de l’Arménien par Stéphane Cermakian.
« Dans sa noire condition d’orphelin tissée de misère et de privation », Missak Manouchian, a côtoyé le pire, connu l’exil et pourtant sa poésie est empreinte d’humanisme, d’amour et de liberté.
Il célèbre la nature et l’enfance avec des influences baudelairiennes.
« J’aspire, ô j’aspire à être de nouveau
L’ami des vents, le prince des montagnes,
Le hameau éternel du berger de mes jours d’enfance,
D’une seule flûte ramener à moi
Le monde entier, et aimer, être aimé ! »
L’exil teinté de nostalgie marque certains vers, mais toujours il y l’espoir dans cette renaissance et cet élan de vie symbolisés par le phénix qui renait de ses cendres, métaphore de l’exilé arménien.
L’amour, souvent cité, inspire le poète. Amour universel et rêvé.
« Je chante mon amour à cette
Fille inconnue de la rue,
Et donc l’éclat, tel un miroir,
Tombe dans l’étang limpide de mon cœur. »
Mais, au-delà de l’amour, le poète prend fait et cause pour ces marginaux, ces miséreux que la société réprouve comme les prostituées auxquelles il dédie « A une femme publique » ou encore « Les sans-travail » qui manifestent aux cris de « Du pain ou du travail, du travail ou du pain ! »
Missak Manouchian est un homme en lutte et sa poésie en témoigne
« Que le feu sacré de la lutte contre l’exploitation ne s’éteigne jamais ! … »
Est également publiée la lettre d’adieu de Missak Manouchian à Mélinée
« Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. On va être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dan ma vie, je n’y crois pas, mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais. »
Ces quelques phrases écrites avant sa mort sont poignantes
C’est grâce à Mélinée Manouchian que nous pouvons découvrir ces 56 poème, Mélinée qui les avait publiés en langue arménienne dans un recueil.
Quelques reproductions de documents illustrent ce recueil qu’il faut lire pour découvrir le magnifique poète derrière le héros de la résistance.
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