Si certaines sont impressionnantes et effrayantes, d'autres sont drôles et rassurantes !
Au cours des années 1760 émergèrent dans tous les arts des oeuvres qui exprimaient une sensibilité nouvelle à l'égard du monde rural. Le goût pour le langage mythologique et allégorique, mais aussi pour la pastorale, s'affaiblit. On passa ainsi de Cérès, ou de la figure du berger, à celle emblématique du laboureur ; de la faucille, ou de la houlette, à la charrue. Sous l'effet du développement des sciences expérimentales et de la physiocratie, la campagne fut décrite avec un souci sinon d'exactitude au moins de vraisemblance, dans un esprit proche de l'Encyclopédie ou des ouvrages d'agronomie. Une architecture rurale soucieuse de commodité, d'hygiène et de sécurité vit le jour tandis que l'art des jardins chercha les voies pour joindre l'utile à l'agréable. Les sciences, néanmoins, tout en désenchantant le monde rural, furent porteuses d'un nouvel imaginaire : on fit de la campagne un monde idéalisé, où l'harmonie était moins poétique et religieuse que familiale et sociale. On s'éprit à ce point de ce monde imaginaire qu'on édifia des hameaux et des fermes parées, et qu'on se fit portraiturer en robe de gaulle et chapeau de paille. Ces divertissements apparemment légers masquèrent toutefois des enjeux politiques et sociaux de taille. Soucieux de légitimité, le roi guerrier et nourricier se mua en roi paysan tandis que l'agriculteur fut élevé au rang de héros anonyme, utile à sa patrie.
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Caraïbes, 1492. "Ce sont ceux qui ont posé le pied sur ces terres qui ont amené la barbarie, la torture, la cruauté, la destruction des lieux, la mort..."
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