Si l'on vous dit Marguerite Toucas-Massillon... Louis Andrieux ? Cela vous éclaire-t-il ? Alors pour savoir, venez par ici !
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Ce livre a été couronné du prix Goncourt au titre de l’année 1944, il s’agit, d’ailleurs, du premier Goncourt attribué à une femme, voilà deux bonnes raisons pour moi de découvrir ce livre.
Il s’agit d’un recueil de nouvelles rédigées par Elsa Triolet durant la guerre. Il faut préciser que le livre s’ouvre sur une préface de l’autrice que j’ai trouvé très intéressante, sans divulgation intempestive.
Ensuite ces nouvelles sont plutôt, à l’exception de la dernière, de courts romans mais bon, ne chipotons pas.
Cette lecture fut dans l’ensemble une très bonne lecture.
Les nouvelles nous racontent la vie sous l’occupation allemande. Comment des gens ordinaires ont accompli des choses extraordinaires sans forcément de reconnaissance, avec la peur au ventre.
Elsa Triolet montre, aussi, comment des gens ont été attentistes et d’autres ont choisi de collaborer.
Ce qui m’a également frappé, c’est la façon dont les nouvelles mettent en avant comment la vie privée est impossible dans de telles circonstances : comment chaque bruit est inquiétant, source de potentiel problème.
Je me suis beaucoup amusée de la vision très négative de la ville de Lyon, probablement due à une mauvais expérience de l’autrice.
Individuellement, c’est la dernière nouvelle, qui donne titre au recueil qui m’a le moins séduite dans sa narration. Les autres sont, pour la plupart, exigeantes mais j’ai aimé découvrir la plume de l’autrice et me laisserait certainement tenter par Le cheval blanc.
Ce format Poche aux pages jaunies avait été relégué au rang de la prose qui avait contribué à alimenter des moments d’ennui et d’incertitudes dans les années baccalauréat…
Aujourd’hui, je ne peux pas m’exclamer en affirmant que le « journal d’une égoïste », sous-titre des manigances, m’a changé la vie, mais je veux dire tout de même que j’ai lu ce court opus d’une traite.
Clarisse embrasse une carrière de chanteuse et musicienne sans grande prétention. Un rôle de tragédienne n’est pas absent de ses pensées, mais lorsqu’elle l’évoque avec son mari et son entourage, le sujet tombe de lui-même. Pour cette raison entre autres, ses choix lui semblent toujours entravés par « les manigances du destin ». Et si elle décidait de déjouer les manigances du destin, serait-elle égoïste ?
Proche du journal intime, ce court roman questionne sur la part des coïncidences et des vrais choix dans la construction ou la trajectoire d’une vie. Une agréable redécouverte, à un autre stade de ma vie, et donc, un autre regard.
L'occasion de rappeler que Elsa Triolet (Elsa Kagan) fut la première écrivaine récompensée du Prix Goncourt féminin en 1944.
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