Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
L'attention portée au monde, aux choses, à la vie, à ce qui s'y révèle, à ce qui se dissimule, quelque chose d'une éternité traverse chaque instant de ces poèmes en prose de Corinne Hoex. Les signes, les ombres, les murmures mêmes se font discrets. Tout s'offre au conditionnel : ce serait. Ce serait comme revisiter des moments précis de l'enfance, l'âge de la saisie, le temps de ces petits riens considérables, puisqu'ils offrent à chaque instant d'une époque de la vie révolue leur présent, et l'avenir qui dure encore, qui n'en finit pas de prolonger la mémoire secrète bien que chargée de ce qu'on pourrait désigner par le mot d'éternité. La vie évoquée ici est le renouvellement de ce qui a été vécu. Tout le contraire d'une simple nostalgie. Chaque instant est vu comme un récif, et un récitatif, sur lequel la saison, l'été en l'occurrence, jette sa lumière. Au point que quelque chose d'intemporel s'incarne dans le temporel. Le lecteur est emporté par le rythme de la phrase, par ce qui s'offre à lui de familier. Et il s'y reconnaît. L'auteure, elle, bouleverse notre rapport avec le temps : l'attention retrouvée, et la tension de la patience et de l'attente renouvelée. Il aura suffi d'ouvrir les yeux tout autour de soi pour être, enfant, bouleversé par l'expression trouvée, parole poétique qui cherche ici à en témoigner.
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Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
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