Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Le roman s'ouvre sur la mort accidentelle de Lucas, 47 ans qui laisse derrière lui, Roxanne, sa femme, Sofia, sa fille de 16 ans et Lorenzo, son fils de 13 ans qui sont dévastés par le chagrin, la douleur, le manque.
Ce qui fait toute l'originalité de ce très court roman, c'est le point de vue duquel nous assistons à la traversée du deuil de cette famille amputée. C'est celui de Lucas, du défunt, qui reste parmi eux encore un peu et nous livre ses impressions, son ressenti un jour, une semaine, un mois, une année après son décès. Il ne ressent aucune émotion à part le regret de ne pas voir ses enfants devenir des adultes mais ses sens sont décuplés puis petit à petit, au fur et à mesure qu'il s'éloigne, les odeurs s'estompent, les sons ne lui sont plus audibles.
Ce texte délicat, doux, tout en pudeur m'a profondément émue car je me suis souvenu, qu'au décès de mon grand-père chéri, j'avais eu la sensation fugace et impalpable, pendant quelques heures, de sa présence à mes côtés.
Ce très court roman pétri de sensibilité, qui se lit dans un souffle, peut avoir des vertus apaisantes pour ceux qui ne se remettent pas de la perte d'un être cher. Il offre, en tout cas, une perception peu commune de la mort et de l'après et apporte une certaine lumière à une terrible épreuve.
Peut-être est-ce parce que j’en avais entendu des critiques très élogieuses… J’ai aimé ce texte mais honnêtement, je ne lui ai rien trouvé d’exceptionnel non plus.
Un père de famille trouve la mort et revient auprès des siens, sa femme et ses enfants, plus ou moins comme fantôme et les regarde évoluer dans une vie quotidienne faite de tristesse et de douleur puisqu’ils doivent dorénavant vivre sans lui. L’écriture est très simple pour dire ce temps du deuil, ce temps de l’après. Un texte sensible et délicat.
LIRE AU LIT le blog
Une lecture qui m’a particulièrement émue.
Il fallait bien 258 pages pour raconter l’histoire d’un des premiers réseaux de résistance créé en 1940: le Réseau du musée de l’Homme.
De sa création jusqu’à l’arrestation des différents membres du réseau, les auteurs utilisent pour raconter, quatre couleurs vert, orange , violet, noir et un graphisme simple, pour nous rappeler que l’important ce sont ces hommes et ces femmes qui se sont engagés dans une lutte contre l’occupant.
Cet épisode est souvent ignoré et ce rappel sous forme de BD sera apprécié des jeunes et des adultes.
NB: j’ai bien aimé sur la deuxième de couverture que soient repris les noms et les silhouettes dessinées des résistants.
J’étais si impatient de lire cet album récompensé du prix Goscinny – jeune scénariste et en rupture de stock depuis plusieurs semaines !
Et comme ce prix est mérité. Les auteurs R. Meltz et L. Moaty ont en effet construit une trame narrative à partir de paroles dites, de mots écrits, de témoignages s’approchant au mieux de la réalité historique pour raconter la naissance de la résistance au Musée de l’Homme à Paris de 1938 à 1942.
Une prouesse et surtout un choix qui donne une puissance et un réalisme passionnant et glaçant. Passé les moments de surprise de début de lecture, le temps de bien saisir que certaines cases ne servent qu’à illustrer et incarner les propos, on est emporté par le souffle de ces premiers résistants.
Du refus de l’armistice en juin 40 impulsé par Paul Rivet, fondateur du Musée de l’Homme, aux condamnations du 17 février 1942, on suit donc pas à pas les prémices d’une résistance improvisée, la structuration des réseaux, les actions, l’importance de faire circuler des messages, les craintes et les trahisons…
Le dessin de Simon Roussin vient adoucir le contexte. Des couleurs pastels, violet, orange, vert, des personnages semi-réalistes et des cases épurées nous éloignent d’une dérive didactique du propos.
Au final, un grand livre tout simplement, un travail historique énorme, étayé par 20 pages de notes, traité brillamment de façon romanesque. A lire absolument !
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Taïna, indienne des Caraïbes, a été instruite dès son enfance pour devenir chamane, mais Christophe Colomb et les Espagnols arrivent...
Une belle adaptation, réalisée par un duo espagnol, d'un des romans fondateurs de la science-fiction, accessible dès 12 ans.
Merci à toutes et à tous pour cette aventure collective
Lara entame un stage en psychiatrie d’addictologie, en vue d’ouvrir ensuite une structure d’accueil pour jeunes en situation d’addiction au numérique...