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Martin Mongin

Martin Mongin
Martin Mongin est né en 1979. Il est professeur de philosophie, et passionné de politique. Depuis dix ans, il a signé plusieurs articles (notamment au Monde diplomatique) et publié divers essais politiques sous des noms d'emprunt. En parallèle, il a toujours écrit de la fiction, imprimant s... Voir plus
Martin Mongin est né en 1979. Il est professeur de philosophie, et passionné de politique. Depuis dix ans, il a signé plusieurs articles (notamment au Monde diplomatique) et publié divers essais politiques sous des noms d'emprunt. En parallèle, il a toujours écrit de la fiction, imprimant ses ouvrages à quelques dizaines d'exemplaires pour ses proches. Francis Rissin est son premier roman.

Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Le chomor ; manuel des joueurs » de Martin Mongin aux éditions Tusitala

    Nicolemotspourmots sur Le chomor ; manuel des joueurs de Martin Mongin

    Qu'est-ce qu'on écrit après Francis Rissin ? Ou plutôt, avais-je demandé à Martin Mongin lors d'un entretien, comment fait-on quand on est son créateur pour se défaire de l'emprise d'un tel personnage ? "On crée un autre monstre" m'avait-il répondu.
    Venons-en à ce nouveau monstre donc, le...
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    Qu'est-ce qu'on écrit après Francis Rissin ? Ou plutôt, avais-je demandé à Martin Mongin lors d'un entretien, comment fait-on quand on est son créateur pour se défaire de l'emprise d'un tel personnage ? "On crée un autre monstre" m'avait-il répondu.
    Venons-en à ce nouveau monstre donc, le Chomor. Si vous avez lu Francis Rissin, vous vous doutez bien que l'affaire n'a rien de simple et qu'il ne sert à rien de vouloir résumer le livre ou l'histoire, de toute façon elles sont multiples. Le Chomor est une expérience. On peut parler de jeu, oui. Complexe. Machiavélique. Captivant. Unique. Martin Mongin joue avec les dimensions, avec l'espace. Mélange les genres dans une orgie d'inventivité qui explore les limites entre réalité et fiction. Et pousse le curseur très très loin. Il convoque les rêves, les fantasmes, flirte avec la folie. Tout ceci avec une fluidité narrative qui rend l'expérience totalement immersive (sauf contre-indications graves telles qu'une allergie à l'imaginaire ou une pensée trop terre à terre, vous voilà prévenus). Attention, rien de tout ceci n'est gratuit. Le propos est sacrément politique, la chasse au grand capital est ouverte, beaucoup est prétexte à pointer les dysfonctionnements de notre société centrée sur la croissance ou à mettre un coup de projecteur sur notre persévérance à détruire la planète. D'ailleurs, la question centrale est peut-être là : quand la situation est désespérée, quand les décideurs restent sourds aux alertes pourtant répétées, vers qui ou quoi se tourne-t-on ? Francis Rissin pouvait être une réponse, il a montré quelques limites. Alors ? Notre salut viendra-t-il des étoiles et d'une lointaine planète encore inexplorée ? De la poésie ? D'une société secrète ? D'un héros providentiel ? Dans Le Chomor, toutes les pistes sont explorées, l'auteur n'hésite pas à convoquer Victor Hugo, Bruce Willis, Le Petit Prince ou le fameux Jean-Marie Massou qui prophétise que "c'est pour bientôt, c'est pour bientôt". Je l'ai dit, Le Chomor s'abreuve à tous les genres et à toutes les formes artistiques, Fantasy, science-fiction, poésie, littérature, cinéma, art contemporain, y compris Le livre dont vous êtes le héros (j'ai bien failli devenir folle, enfermée dans ce chapitre 7), accumule les références et les clins d’œil et vous fait passer par tous les états, avec ici et là des pointes d'humour irrésistibles.

    Le propre de l'artiste c'est de nous proposer des angles de vue totalement inédits, de renverser la table, d'oser le décalage. "La caractéristique de la réalité c'est qu'elle dépasse toujours la fiction" dit l'un des personnages du roman, et il suffit de regarder autour de nous pour avoir envie d'approuver. Alors, notre monde ? Est-il fiction ou réalité ? Pas sûr que vous sortiez de cette lecture avec des réponses. Mais vous aurez vécu un feu d'artifice créatif, métaphorique et brillamment littéraire.

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

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    Couverture du livre « Francis Rissin » de Martin Mongin aux éditions Tusitala

    Colette LORBAT sur Francis Rissin de Martin Mongin

    Tout au long de ce livre, ce n’est pas un « Je vous ai compris » les deux bras en V, mais un très christique « En vérité je vous le dis » qui ponctue les discours de ce Francis Rissin.
    En onze pièces, c’est ainsi que Martin Mongin les appelle, passant d’un cours de fac, à des rapports de...
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    Tout au long de ce livre, ce n’est pas un « Je vous ai compris » les deux bras en V, mais un très christique « En vérité je vous le dis » qui ponctue les discours de ce Francis Rissin.
    En onze pièces, c’est ainsi que Martin Mongin les appelle, passant d’un cours de fac, à des rapports de police, d’un journal intime à des déclarations, d’une fiction politique à un récit tirant sur le fantastique, je découvre Francis Rissin. Le chapitre parlant de l’exposition consacrée aux affiches et quelques photos de Rissin est enlevée, jusqu’à faire sauter en l’air Baubourg, en tout bien tout honneur !!
    Une prof de lettres en université lance le sujet Francis Rissin par ses recherches quasi infructueuses pour trouver les livres à lui consacrés. J’avoue m’être dit que je ne pourrai pas suivre cette prof tout au long du livre et miracle (merci St Francis Rissin!!), me voici à la seconde pièce où je peux presque entonner « il est passé par ici, il repassera par là.. » Pour l’instant, ce sont les affiches de Rissin qui commencent à apparaître. « On fait généralement remonter au matin du 3 juin le premier signalement officiel d’une affiche de Francis Rissin sur le territoire français », dans une petite commune de l’Ain. Le tourbillon, le maelstrom, ne fait que commencer. Comme un nuage de sauterelles sur un champ de millet, les affiches fleurissent partout en France, une enquête policière diligentée par un cador est même menée lorsque Francis Rissin se produit aux quatre coins de la France, l’art de l’ubiquité dans toute sa beauté.
    Oui, mais Francis Rissin est-il un ou plusieurs ? Est-il homme ou concept ? homme ou dieu ? « Moi, je n’ai été qu’une idée abstraite, une force invisible, un principe directeur, une puissance secrète, mais qui les faisait avancer, qui les faisait regarder plus loin. »
    En suivant Francis Rissin, Martin Mongin raconte la France dite profonde dont la grande majorité des français fait partie en nous parlant de petites villes et villages où passe, et ou est supposé passer, Francis Rissin. « Personne ne peut décider pour la France Elle seule a le pouvoir de choisir ses héros, elle seule a le pouvoir de couvrir ses enfants de gloire ou de décréter leur infamie. Et elle seule décidera, le moment venu, si elle me condamne à l’indignité nationale, à la damnatio memoriae, ou si elle me fait l’honneur d’une apothéose. »
    Cet homme charismatique est plébiscité par une grande majorité de français. Oui, F.R. les fascine. Et s’il était l’homme providentiel, celui par qui le mieux pourrait arriver, voire arrivera ? Oui, beaucoup de français aimeraient qu’il soit le nouveau Maréchal, le nouveau Général, celui qui pourrait les accompagner dans le désir de révolte, leur besoin d’autre chose de mieux. Ils sont prêts à sacrifier beaucoup pour avoir peu.
    Martin Mongin a commis un livre hautement politique, philosophique, déstabilisant, audacieux dans sa construction et sa pensée. Son talent est dans le kaléidoscope qu’il nous propose sans jamais donner de clé, ou alors, un trousseau très fourni.
    Un livre intelligent, maîtrisé, peut-être quelques longueurs, mais, bon… Il a eu le talent de changer de direction lorsque je commençais, à non pas m’ennuyer, mais à vouloir autre chose.
    Méfions-nous de ces personnes qui veulent notre bien, cela peut cacher un despote. Dans cette partie du récit, je n’ai pu m’empêcher d’amalgamer certains dirigeants ou prétendants actuels et j’en riais jaune. Un extrait de son journal intime fait froid dans le dos lorsqu’il « proclame le rétablissement de la peine de mort »
    « Le lendemain, les sondages étaient unanimes. Partout les français criaient leur joie et leur soulagement -parce qu’en vérité, ils n’attendaient que ça »
    « Tant que je suis en vie, ma place est ici, auprès de tous les français. Quand je serai mort… Vous verrez bien. Vous croirez m’avoir enterré sous un mausolée du Père-Lachaise, ou avoir déposé mes cendres dans la niche d’un petit columbarium de province ; vous croirez que j’aurai disparu, et pourtant je sera encore là parmi vous -aussi vrai que je m’appelle Francis Rissin ».

    C’est la première fois que je lis un tel livre et, les suivants ont quelque peu pâti de sa force. Beaucoup parlent d’ OLNI ou OVNI littéraire, il en va de même pour moi. Les éditions Tusitala, avec qui j’ai découvert « Un locataire » de Svava Jakobsdottir, ont eu raison de publier le premier roman de Martin Mongin.

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    Couverture du livre « Francis Rissin » de Martin Mongin aux éditions Tusitala

    catherine a sur Francis Rissin de Martin Mongin

    Un énorme merci aux fées des 68 premières fois d'avoir proposé ce texte dans la sélection : même s'il y avait quelques réserves face au nombre de pages et à une copinaute qui me l'a prêté bien que le premier exemplaire se soit égaré (attention à Francis Rissin !!!). Mais que nenni, ce texte est...
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    Un énorme merci aux fées des 68 premières fois d'avoir proposé ce texte dans la sélection : même s'il y avait quelques réserves face au nombre de pages et à une copinaute qui me l'a prêté bien que le premier exemplaire se soit égaré (attention à Francis Rissin !!!). Mais que nenni, ce texte est un vrai OLNI, ouvrage littéraire non identifié et quel plaisir de lecture, d'intrigue et quel plaisir de devenir addicte de ce texte en ayant hâte de retrouver du temps pour s'asseoir et dévorer ce texte.
    Mais qui est Francis Rissin, qui est-il ? Un personnage de roman, un homme ou plusieurs (pourquoi pas un clone ou algorithme..) celui-ci va aller jusqu'en haut de l'Etat, il va atteindre les sommets du pouvoir. Des personnages variés, des milieux divers (j'ai beaucoup aimé certains de ces personnages, comme ce commissaire d'exposition, la veille de l'ouverture d'une exposition dans le Centre Pompidou et le centre qui va presque devenir un personnage à part entière). L'auteur nous entraîne dans cette quête mais il nous décrit surtout l'air de notre temps et cela pourrait arriver ces multiples histoires (d'ailleurs elles se sont peut être déjà passées, sans que l'on s'en rendent compte). Foisonnant, interpellant, ce texte ouvre de multiples fenêtres d'histoires et nous interpelle sur notre vie actuelle, sur ce que l'on nous propose, ce que l'on nous raconte, ce qui pourrait arriver avec les anciennes façons ou les nouvelles technologies. Une multitude de personnages qui nous parlent de la France d'aujourd'hui. Plusieurs styles nous entraîne dans la recherche littéraire (de belles pages quand une universitaire fait le tour des mystérieux bouquinistes des quais de Seine), dans l'art contemporain et le montage d'une exposition d'art, dans des milieux militants, complotistes, ou de simples amis d'enfance qui veulent monter un bon ou mauvais coup.. Un livre que je conseille vivement même si on s'y égare, beaucoup de fenêtres de tir et cela aussi nous ouvre les yeux sur ce qui peut ou pourra arriver. Attention aux affiches qui vont apparaître pour nos futures élections municipales !!! Et pourquoi pas voter un certain Francis Rissin !!!

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    Couverture du livre « Francis Rissin » de Martin Mongin aux éditions Tusitala

    Magali BERTRAND sur Francis Rissin de Martin Mongin

    « Francis Rissin » est un drôle de pari, un machin indescriptible, une prouesse littéraire comme on les ose rarement, un voyage dans lequel on s’embarque sans bien savoir où l’on va et pour lequel on regrette parfois de n’être pas mieux équipé en références historico-politico-romanesques qui...
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    « Francis Rissin » est un drôle de pari, un machin indescriptible, une prouesse littéraire comme on les ose rarement, un voyage dans lequel on s’embarque sans bien savoir où l’on va et pour lequel on regrette parfois de n’être pas mieux équipé en références historico-politico-romanesques qui auraient aidé à baliser le terrain et à progresser plus aisément parmi les récits touffus qui le composent. Onze récits, onze voix qui s’interpellent, se font écho, se superposent parfois pour tisser autour de ce nom, de ce vide, de cette idée, de ce fantasme une histoire, un mythe, une légende, nous hypnotisant jusqu’au vertige, jusqu’au dégoût parfois, jusqu’au malaise toujours. Martin Mongin – disparaissant derrière son personnage au point que, sûrement, on finira par croire que c’est son nom à lui –, en maître de la narration, ancre cette épopée aux échos polyphoniques dans une réalité exacerbée par une profusion de détails vérifiables, agaçant nos sens et notre mémoire, nous entraînant toujours plus loin à la poursuite de ce personnage qui, comme un mot que l’on aurait sur le bout de la langue, s’obstine à nous échapper. Son « Francis Rissin », c’est le joueur de flûte de Hamelin déguisé en homme providentiel, c’est la gueule de bois politique des lendemains de Grands Soirs, c’est un chœur unanime qui clame « Ah ! Ça ira ! », oubliant que, la veille encore, il murmurait « Plus jamais ça », c’est l’Histoire qui se mord la queue et qui s’en mord les doigts, un pavé de plus de 600 pages dans la mare de nos lectures peinardes dont on sort groggy, pas tout à fait convaincu d’avoir tout compris ni tout apprécié, mais sûr de ne pas l’oublier.

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